Intégration régionale et développement des échanges dans la communauté est-africaine : création d’échanges ou détournement d’échanges ? Une analyse basée sur le modelé de gravite
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Date
2024-01
Authors
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Publisher
UB, ECOLE DOCTORALE
Abstract
Cette étude analyse les effets de la libéralisation des échanges sur le commerce dans cinq pays membres de la Communauté Est Africaine à savoir le Burundi, le Kenya, le Rwanda, la Tanzanie et l’Ouganda en considérant les effets des violences électorales. Elle emploie un modèle à effets fixes et applique l’estimateur Pseudo-Poisson Maximum Likelihood sur un ensemble de données agrégées et désagrégées pour la période allant de 2000 à 2020 tout en contrôlant les caractéristiques inobservées pouvant influencer les résultats. Les résultats du modèle agrégé ont montré que la politique de libéralisation du commerce a un effet de création de commerce au Kenya (177%), un effet de détournement de commerce au Burundi (-82%), en Tanzanie (-68,5%) et en Ouganda (-90%) et elle n’a aucun effet sur les importations bilatérales agrégées du Rwanda. Ces effets de la politique de libéralisation varient selon les produits considérés au sein d’un même pays. La politique de libéralisation a un impact positif sur les importations des engrais, du fer et de l’acier au Rwanda tandis qu’elle a seulement un impact négatif sur les importations des engrais au Burundi. Concernant les violences électorales, les résultats de l’étude ont constaté un impact négatif et significatif des violences électorales sur les importations burundaises du pétrole, des céréales, des engrais, du fer et de l’acier. L’impact négatif des violences électorales a également été constaté pour les importations kenyanes du fer et de l’acier et sur les importations ougandaises du pétrole. Sur base des résultats, les décideurs politiques devraient s’engager dans la mise en oeuvre complète des réformes commerciales, et concevoir des politiques de libéralisation des échanges de manière à garantir qu’elles minimisent les importations de biens pouvant être produits localement. Des mesures visant à promouvoir le commerce inter EAC notamment l’harmonisation des structures industrielles locales pour promouvoir l’augmentation de la production nationale devraient être entreprises. L’amélioration de la qualité des infrastructures dans l’EAC en général, au Burundi et au Rwanda en particulier afin de réduire les coûts de transport et de communication devrait être renforcée. Des mesures visant à maintenir la paix et la sécurité, piliers du développement durable, devraient accompagner celles de libéralisation commerciale. L’effet de contagion de l’instabilité étant plus élevé dans la région, des faits concrets ambitieux, à la fois nationaux et régionaux s’avèrent nécessaires.
Description
Thèse présentée
En vue de l’obtention du grade de : Docteur en Sciences Economiques et de Gestion
Spécialité : Economie Politique Internationale