Contribution à l’étude de la qualité des eaux de surface en milieu rizicole : cas de la rivière Kivogero en commune Mutimbuzi de la province Bujumbura
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Date
2024-05
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Publisher
UB, FS
Abstract
La dégradation des eaux de surface ou donc leur pollution cause l’indisponibilité de l’eau potable et chambarde le cycle de l’eau, ce qui gêne alors les générations futures. La qualité de l’eau du lac Tanganyika est dégradée par des eaux de plusieurs sources y compris les sources agricoles.
Dans le cadre de ce travail nous avons fait une étude sur la qualité des eaux de surfaces en milieu rizicole des zones de Maramvya et Kirekura, surtout sur les eaux de la rivière Kivogero qui est un autre cours d’eau se jetant dans la rivière Mutimbuzi après les rivières Murago et Gikoma. Dans ces zones, qui aujourd’hui considérée comme semi-urbaines du faite que les activités de leurs populations sont presque semblables à celles se déroulant dans les centres urbains, la partie de Bugoma est surtout occupée par la culture du riz. Pour arriver aux résultats, les méthodes d’analyses standards ont été utilisées.
Les résultats obtenus ont montré que les concentrations des paramètres analysés sont élevées en période culturale par rapport à la période non culturale et que pour les échantillons prise sur les eaux de Kivogero, les valeurs des paramètres ont varié en augmentant en quittant l’amont vers l’aval. Par contre les valeurs de la concentration en oxygène dissous sur tous les sites ont varié en diminuant et ont été moins élevées en période culturale qu’en celle non culturale.
Pour les nutriments et sur tous les sites, les concentrations en azote ammoniacal dans toutes les périodes restent beaucoup supérieures à celles des autres et avec des valeurs très considérables ce qui explique la faible ou la non oxydation de cet élément en nitrites et nitrates. En partant du débit à l’embouchure de la rivière Kivogero de 0,04m3/s en période non culturale et de 0,72m3/s en période culturale, les calculs de la quantité par jour des nutriments envoyés vers la rivière Mutimbuzi ont donné une estimation de 263,22 kg/j et 2926,24kg/j de l’azote total dont la forme dominante est l’azote ammoniacal (163,7 kg/j et 1820,52kg/j ) respectivement en période non culturale et culturale tandis que pour le phosphore total, dans ces mêmes périodes, l’estimation est de 5,86kg/j et 15,55kg/j. Ces valeurs montrent qu’en cas de la non autoépuration de la rivière Mutimbuzi pourraient être source de menace sérieuse envers les écosystèmes de la partie nord du lac Tanganyika.
Description
Mémoire présenté en vue de l’obtention du Diplôme de Master en Sciences et Gestion Intégrée de l’Environnement (MSGIE) Spécialité : Eau et Assainissement