Diversité, relations poids-longueurs et facteurs de condition de l’ichtyofaune des rivières Mutimbuzi, Kinyankonge et Mpanda dans le nord de la plaine de l’Imbo.
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Date
2024
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Publisher
UB-ENS, MASTER EN DIDACTIQUE DES SCIENCES
Abstract
Les données sur la diversité et les aspects de la biologie sont peu nombreuses chez les poissons des rivières. Afin de contribuer à leur connaissance et la gestion rationnelle des ressources halieutiques des rivières, une étude sur la diversité, les relations poids-longueurs et facteurs de condition de quelques espèces de poissons des rivières Mutimbuzi, Kinyankonge et Mpanda a été menée sur une période de six mois répartis sur la grande saison de pluies (mai), la grande saison sèche (juillet et août), la petite saison de pluies (octobre et novembre) et petite saison sèche (janvier). Deux sites par rivière soit six sites au total ont été retenus et la collecte des données a été faite trois fois le mois en raison d’une fois par rivière soit dix-huit sorties pendant toute la période d’échantillonnage. L’objectif général était de contribuer à la gestion rationnelle et durable des ressources halieutiques de la plaine de l’Imbo. La collecte des échantillons de poissons a été faite au moyen de la pèche coutumière. Les données ont été traitées à l’aide des logiciels EXCEL 2013, MVSP 3.1 et PAST 4.03.
Au total 935 spécimens répartis en 9 ordres, 12 familles, 21 genres et 30 espèces ont été collectés dont 23 espèces, 6 espèces et 17 espèces respectivement dans les rivières Mutimbuzi, Kinyankonge et Mpanda. Dans l’ensemble, la famille la plus abondante est celle des Cichlidae (13 espèces soit 43,03%) suivie de celle des Cyprinidae (5 espèces soit 16.6%).
La comparaison de la riche spécifique par les tests ANOVA et Student a révélé que quelle que soit la rivière, la richesse spécifique varie considérablement d’un site à l’autre (p<0,05) alors que la différence n’est pas significative suivant les saisons (p>0.05). La rivière Kinyankonge est moins diversifiée que les deux autres rivières dont la cause est probablement sa pollution physico-chimique.
Avec leurs indices de diversité spécifique de Shannon (H'<3), toutes les trois rivières sont spécifiquement pauvres et la rivière Kinyankonge garde toujours la première place. Dans la rivière Kinyankonge, la valeur de l'indice de Simpson est basse (IS=0,7463) par rapport aux valeurs de deux autres rivières ce qui signifie que la codominance des espèces est faible. Ce résultat confirme davantage sa diversité ichtyologique faible car plus dans un peuplement, il y a une forte codominance, plus la diversité est importante. Les valeurs de l'indice d’équitabilité de Piélou des rivières Mutimbuzi (E=0,3678) et Mpanda (E=0,4566) sont plus faibles que celle de la rivière Kinyankonge (E=0,7448) ce qui signifie que leur ichtyofaune est inégalement répartie que celle de la rivière Kinyankonge. Ainsi, les espèces des rivières Mutimbuzi et Mpanda vivent dans les habitats où les contraintes environnementales sont plus dures pour un meilleur ajustement avec leur milieu alors que le peu d'espèces qui peuplent la rivière Kinyankonge auraient pu s’adapter aux contraintes environnementales.
Une forte corrélation entre le poids et la taille a été constatée pour toutes les espèces de poissons dont les paramètres de relations poids-longueur et coefficients de condition ont été étudiées. Sur dix espèces étudiées, six espèces (60%) croissent beaucoup en longueur qu’en poids (allométrie négative) tandis que deux espèces (20%) croissent aussi bien en poids qu’en longueur (croissance isométrique) quelle que soit la rivière.
Les fluctuations saisonnières ont eu un impact sur la croissance de certaines espèces pour lesquelles la croissance a changé d'une saison à une autre notamment Oreochromis tanganicae (rivière Mutimbuzi) et Enteromius lineomacultus (rivière Mpanda)
Description
Mémoire présenté et soutenu publiquement en vue de l’obtention du Diplôme de Master en Didactique des Sciences Biologiques