Etat des lieux de la santé sexuelle et reproductive des adolescents et des jeunes : Cas des écoles secondaires en Mairie de Bujumbura
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Date
2020-07
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Publisher
UB, Faculté de Médecine
Abstract
Le but de notre travail était de contribuer à l’amélioration de la Santé Sexuelle et Reproductive des Adolescents et des Jeunes au Burundi. Nous avons mené notre enquête dans cinq établissements secondaires en Mairie de Bujumbura et 206 élèves y ont participé. C’était une étude descriptive et transversale. Plus de la moitié de nos enquêtés était de sexe féminin (63,59%) et la tranche d’âge de 15-19 ans était la plus représentée (80,10%). 88,83% provenaient du milieu urbain et 76,21% étaient externes à leurs établissements respectifs ; ils étaient majoritairement en post-fondamentale (86,41%) et la religion catholique était la plus représentée (67,48%).
Peu d’adolescents et jeunes de notre étude avaient un bon niveau de connaissances sur les IST : tant de leurs modes de transmission (aucun élève n’avait un bon niveau de connaissance),
que de leurs moyens de prévention (47,39% de filles contre 24% de garçons avaient un bon niveau de connaissance) et seulement 4% de garçons contre 1,53% de filles avaient une bonne connaissance de leurs symptômes.
L’abstinence était le moyen le plus utilisé (66,50%) par les adolescents et les jeunes de notre étude pour éviter d’être infectés par le VIH ; 26,70% de nos enquêtés avaient déjà fait un test de dépistage au VIH et pour ceux qui n’en avaient pas fait, la principale raison évoquée était qu’ils avaient confiance en eux et donc sûrs de leur séronégativité (21,84%). 96,60% avaient déjà entendu parler des SSSR mais ceux qui avaient une bonne connaissance sur les SSSR était de 14,5% de sexe féminin contre 12% de sexe masculin ; seulement
26,70% avaient déjà consulté ces services. 14,56% des adolescents et jeunes de notre enquête avaient déjà commencé l’expérience sexuelle et l’âge moyen aux 1ers rapports sexuels étaient de 12,60 ans chez les garçons contre 16 ans chez les filles ; parmi eux 43,33% avaient utilisé le préservatif aux 1ers rapports sexuels et aux derniers rapports sexuels ; la principale raison évoquée par ceux qui n’avaient pas utilisé le préservatif était qu’ils ne connaissaient pas son importance (50,00%) et 53,33% avaient eu plus d’un partenaire sexuel au cours des six mois précédent l’enquête.
Les principales sources d’informations des adolescents et des jeunes de notre enquête en matière de SSR en cas de besoin étaient dans l’ordre : les médias (90,78%), les réseaux sociaux (86,89%), leurs mères (80,58%), l’école (73,39%), leurs sœurs (69,90%), leurs pères (69,42%).
Description
Thèse présentée et soutenue publiquement pour l’obtention du grade de Docteur en Médecine