Analyse des processus électoraux en contexte burundais post-Arusha : Etude de cas des élections de 2015

dc.contributor.authorBigirimana, Dieudonné
dc.contributor.authorSous la direction de : Prof. Léonidas Ndayisaba
dc.date.accessioned2025-04-02T09:55:38Z
dc.date.available2025-04-02T09:55:38Z
dc.date.issued2024
dc.descriptionMémoire présenté et soutenu publiquement en vue de l'obtention du diplôme de Master en Sociétés, Pouvoirs, Territoires et Développement Durable Option : Science Politique
dc.description.abstractLe principe de l'alternance démocratique au pouvoir fait généralement défaut en Afrique. Cette étape si importante pour le fonctionnement régulier de tout système démocratique se pose avec acuité dans presque tous les Etats africains. Les mécanismes juridiques et institutionnels régissant les processus électoraux dans ces pays souffrent d'énormes irrégularités. L'accord d'Arusha pour la paix et la réconciliation d'août 2000 au Burundi avait jeté les bases d'une réconciliation nationale et les règles de mode d'accès au pouvoir politique après une décennie de guerre civile. Consistant à chercher à comprendre comment, malgré les acquis démocratiques de l'accord d'Arusha, les processus électoraux au Burundi restent toujours marqués par des pratiques non conventionnelles. Ce travail s'intitule : « Analyse des processus électoraux en contexte Burundais post-Arusha : Etude de cas des élections de 2015 ». Notre postulat fondamentale la survivance du clientélisme et d'une culture politique non démocratique à travers le processus électoral torpille les règles et la conscience démocratique dans ce pays. Cette recherche essentiellement qualitative, s, appuie sur les approches telles que la sociologie historique du politique, l'approche constitutionnaliste et l'approche instrumentaliste. De ces approches, il ressort que l'alternance politique est impraticable au Burundi post-Arusha. Le pouvoir CNDD-FDD a instauré un régime autoritaire et monopartite créant ainsi un climat de violence. Il use tous les moyens pour se maintenir au pouvoir. La presse est largement contrôlée, les libertés publiques sont bafouées, l'opposition politique et la société civile sont largement menacées et sont en situation de scission. Les institutions chargées de suivre l'organisation des élections telles que l, administration, le pouvoir judiciaire, la commission électorale sont beaucoup instrumentalisées par les détenteurs du pouvoir. Si la situation est ainsi, il faut en trouver une justification dans le passé pré-Arusha et dans la logique de « Etre au pouvoir signifie être riche » et de «la politique du ventre » selon les termes de Jean-François Bayart. En effet, si ce qui est arrivé au Burundi en 2015 n'a pas eu les mêmes effets comme ceux des pays arabes connu sous le nom « de printemps arabe », les raisons sont à chercher dans la nature même du régime autoritaire en place, dans les divisions du peuple burundais de par son passé et la peur d'une répression violente chez les gouvernés.
dc.identifier.urihttps://repository.ub.edu.bi/handle/123456789/1773
dc.publisherUB, FLSH
dc.titleAnalyse des processus électoraux en contexte burundais post-Arusha : Etude de cas des élections de 2015
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