La femme burundaise face à la pauvreté et la précarité dans les petits métiers : Une étude socio-anthropologique de la résilience des femmes vendeuses de la rue dans la ville de Bujumbura

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Date
2020
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Publisher
UB
Abstract
Le sujet traité au cours de cette étude porte sur le métier des femmes vendeuses de la rue dans la ville de Bujumbura. A la différence des autres activités dites informelles qui sont pratiquées dans la ville de Bujumbura, les femmes vendeuses ne sont pas favorisées à faire leur activité quotidienne. En effet, cette activité de vendre les fruits ou les légumes n‟est pas en réalité si récent, plutôt, la nouveauté semble résider dans la manière de faire: faire ce type de commerce dans la rue. Dans la présente étude, nous nous sommes efforcés de décrire le contexte socio-économique de ces femmes vendeuses. Comment elles s‟adaptent pour réussir dans cette activité, analyser les stratégies qu‟elles adoptent pour contourner les défis auxquels elles sont exposées et comprendre comment une femme vendeuse de la rue envisage l‟avenir dans son métier. Pour réaliser ce travail, la démarche méthodologique mobilisée s‟inscrit dans le cadre de la socio-anthropologie. Pour cette raison, les méthodes et les techniques utilisées sont essentiellement ethnographiques. Les hypothèses opérationnelles émises pour cette étude circonscrivent le contexte socio-économique de ces femmes vendeuses. Ces hypothèses stipulent que les femmes vendeuses sont confrontées à des situations de «pauvreté et de précarité» et acceptent cette situation de manière différente. Leurs stratégies d‟adaptabilité et leurs motivations de s‟investir dans cette activité sont différentes d‟une femme à une autre. Les résultats de ce travail ont premièrement montré que, ces femmes vendeuses s‟investissent dans cette activité pour la survie familiale. Elles se considèrent comme des actrices capables de mettre en œuvre des stratégies personnelles de réussir malgré elles. De cette façon, les motivations de l‟une ou de l‟autre femme vendeuse restent comme une façon de comprendre ce qu‟elle vit. Ce pendant les motivations les plus porteuses pour toutes les femmes vendeuses interpellent la débrouillardise et la survie. Deuxièmement, les résultats confirment que ces femmes vendeuses sont confrontées à des cas de stigmatisation et de jugements dégradants. Cette figure de stigmatisation renvoie à des considérations sociales incorporées sur ces femmes vendeuses, notamment: les soupçons de prostitution et les tracasseries policières. Mais, les femmes vendeuses rencontrées s‟éloignent de ces considérations en défaveur de leurs vécus. Elles s‟apparentent à une autre figure: celle des femmes qui méritent une attention particulière, des femmes qui travaillent avec courage et détermination pour vivre et faire vivre leurs familles.
Description
Mémoire présenté en vue d'obtenir un diplôme de Master en Socio-Anthropologie
Keywords
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