Analyse de la chaîne de valeur patchouli au Burundi
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Date
2024-08
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Publisher
UB, FABI
Abstract
Dans le cadre d’un mémoire de fin des études de Master, une étude de l’analyse de la chaine de valeur Patchouli au Burundi a été conduite à partir des données des acteurs directs et indirects. Très utilisée dans la formulation des parfums, le patchouli est cultivé pour ses huiles essentielles. La chaine de valeur (CdV) Patchouli est en passe de devenir un des secteurs poumons pour l’économie des ménages spécialement dans les provinces de Cibitoke, Bubanza, Makamba et Rumonge où il est principalement cultivé. Outre l’apport de devises pour le pays, elle représente une source régulière de revenu pour les petits producteurs. Le Patchouli présente des potentiels tangibles d’expansion sur des terroirs de plus en plus inadaptés aux cultures vivrières ; puisqu’ il se cultive sous les palmiers à huile, les caféiers ou les bananiers.
La présente étude avait pour objectif général d’analyser et établir un diagnostic de la chaîne de valeur patchouli au Burundi, avec objectifs spécifiques d’identifier les acteurs clés, évaluer les coûts et les marges bénéficiaires des différents acteurs, évaluer les contraintes et les opportunités et de proposer des stratégies pour améliorer la chaîne de valeur patchouli au Burundi. La cartographie de la CdV nous a permis de dégager les acteurs suivants : les bailleurs de fonds (les Pays-Bas) ; services de la recherche ; les fournisseurs d’intrants ; les producteurs de Patchouli ; les coopératives ; les distillateurs ; services de contrôle de la qualité. Au Burundi, l’activité de culture de patchouli est composée par 2 phases très importantes, à savoir la culture des plantes dans les champs et la transformation des feuilles séchées en huiles essentielles par distillation à la vapeur d’eau.
La culture de Patchouli procure de la richesse même si c’est variable d’un producteur à un autre suivant la région et le système d’encadrement et d’un maillon à un autre. Elle permet de dégager une marge nette positive pour l’ensemble des acteurs. Sur le marché local, un Kg de feuilles vertes de patchouli s’achète à 350 BIF dans la zone de Elaga contre 400 BIF dans la zone de Rugofarm.
La répartition de la valeur ajoutée directe par acteur montre qu’un producteur de la zone de Tanga oïl reçoit 3.2% du bénéfice net, celui de zone de Elaga reçoit 21.8 % contre 9.9 % de celui de la zone de Rugofarm malgré la différence au niveau des prix. Les huiles essentielles extraites de ces feuilles après distillation et conditionnement se vendent sur le marché international (France et Suisse) et aux Etats-Unis au prix variant entre $US 50 et $US 60/Kg d’huile de Patchouli et il faut 1000 kg de feuilles vertes pour avoir 5.2 kg d’huiles. Les résultats montrent que la répartition de la valeur ajoutée est inégale et le maillon de la production de feuille verte étant le maillon faible.
Les recommandations portent sur l’encadrement adéquat, l’utilisation d’engrais chimique et l’accès au crédit des producteurs de la feuille verte.
Description
Mémoire présenté et défendu publiquement en vue de l’obtention du Diplôme de Master en Développement Rural et Agro-business