Applicabilité de la planification familiale naturelle . Cas de six provinces du Burundi
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Date
2017
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Publisher
UB, Faculté de Médecine
Abstract
Le Burundi fait face au problème de la démographie galopante avec une résistance de la population face à la contraception artificielle. Nous avons voulu savoir la part de la PFN dans la régulation des naissances en se fixant l'objectif d'évaluer les connaissances, les attitudes et les pratiques en matière de la régulation naturelle des naissances chez les femmes utilisatrices de la PFN au Burundi.
Notre échantillon est constitué par 106 femmes utilisatrices de la PFN habitant les provinces de Muramvya, la Mairie de Bujumbura; Bujumbura; Bubanza;
Rutana et Cibitoke. La majorité des femmes enquêtées n'ont pas dépassé l'école primaire 64,15%. Ceux qui ont un niveau d'étude secondaire et universitaire sont respectivement 23,58% et 12,26%. Les catholiques sont à 97,170/0 contre 2,83% des protestants. Les utilisatrices de la PFN connaissent la plupart des méthodes artificielles: la contraception injectable et orale (100%), le préservatif (99,06%); l'implant sous-cutané (98,11%), le DIU (98,05%), la ligature des trompes (88,68%) et la vasectomie (57,55%) ainsi que certaines les méthodes naturelles: la méthode d'observation de la glaire cervicale (100%) ; la palpation du col utérin (71,70%); la MAMA (61,32%) et la méthcde Ogino-knauss (59,43%). 28,30% avaient utilisé la contraception artificielle avant d'adhérer à la PFN. La
contraception injectable était la plus utilisée (56,660/0).
La méthode de l'observation de la glaire cervicale est la plus utilisée par nos enquêtées actuellement (100%) en association parfois avec la Palpation du col utérin (30%). Le choix de la PFN est influencé par la conviction religieuse (85,85%) et la crainte des effets secondaires de la contraception artificielle (77,36%) dont certains couples en avaient fait l'expérience.
Parmi les 106 femmes enquêtées, seules 9 femmes soit 8,50/0 ont eu une grossesse non désirée au cours de l'utilisation de la PFN. L'indice de Pearl calculé est de 9,7%. Les raisons d'échec sont surtout l'irrégularité de l'autoobservation (33,33%) et la mauvaise compréhension de la méthode dans les premiers mois (33,33%). Toutes les enquêtées ont exprimé la volonté de poursuivre la PFN.
Nous constatons que la PFN, lorsqu'elle est bien enseignée et bien utilisée, constitue une alternative dans la régulation des naissances.
Description
Thèse présentée et soutenue publiquement en vue de l'obtention du grade de Docteur en Médecine