Caractérisation de la main d’œuvre agricole au Burundi
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Date
2023-06
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Publisher
UB, FSEA
Abstract
Le Burundi est un pays à vocation agricole. Le secteur agricole contribue à plus de 30% du PIB et emploie plus de 85% de la population active. Ainsi l’emploi agricole mérite une attention particulière. A partir des données de l’ISTEEBU (2020), ce travail de recherche analyse les caractéristiques de la main-d'œuvre dans la production agricole au Burundi. Au total, 5751 ménages ont été triés de manière aléatoire parmi les 8490 ménages que comptait l’EICVMB. L’utilisation de la main d’œuvre agricole diffère selon l’activité. En effet, environ 14% des exploitants agricoles utilisent la main d’œuvre non familiale dans le labour et semis tandis 8% l’utilisent dans le sarclage et 5% dans la récolte. En prenant en compte de genre, les résultats de cette étude montrent que le nombre d’hommes jours dans le labour et semis varie en en moyenne de 0,85 à 2,07 pour les hommes et de 0,45 à 1,25 pour les femmes. Par contre, les salaires moyens des femmes paraissent plus élevés par rapport à celui des hommes.
Pour le sarclage, les résultats montrent que la différence d’utilisation des hommes et des femmes n’est pas significative. En revanche, le nombre de jours de travail effectués varie de 0,16% à 1,4% pour les hommes et de 3,4 à 3,5% pour les femmes. Au niveau de la rémunéra tion, les femmes sont plus rémunérées que les hommes. Par contre, pour la récolte, il n’y a pas de différence en termes de salaires entre les hommes et les femmes. S’agissant des déterminants de l’utilisation de la main d’œuvre agricole, les résultats du modèle probit avec le
logiciel stata 17 montrent que toute augmentation d’un an à l’âge du chef de ménage réduit la probabilité d’utiliser la main d’œuvre rémunérée de 0,06 pour les activités de labour et semis.
De même, ces résultats montrent également que la variable culture principale a une corrélation négative avec la probabilité d’utilisation de la main d’œuvre rémunérée dans le labour et semi. En plus, pour la variable distance entre champs et maison, les résultats montrent l’augmentation d’une minute pour se rendre au champ, réduit la probabilité d’utilisation de la main d’œuvre rémunérée dans le labour et semi au Burundi. Par contre, les résultats de ce modèle montrent que l’augmentation d’un an à l’âge du chef de ménage augmente la probabilité d’utiliser la main d’œuvre salariée de 0,16 pour le sarclage et de 0,17% pour la récolte.
Pour la variable taille du ménage, une augmentation d’un membre du ménage réduit la probabilité d’utiliser la main d’œuvre rémunérée de 0,03 pour le sarclage et de 0,04 pour la récolte. Il en est de même pour la variable niveau d’étude du chef de ménage, l’augmentation d’une année d’étude augmente la probabilité d’utiliser la main d’œuvre rémunérée de 0,36 pour le sarclage et de 0,37 pour la récolte.
Description
Mémoire présenté et soutenu publiquement en vue de l’obtention du Diplôme de Master en Economie Rurale, Sociale et Environnementale Option: Economie de l’Environnement et des Ressources Naturelles