Facteurs de risque et morbidité des infections du site opératoire au CHU Kamenge
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Date
2020-03
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Publisher
UB, Faculté de Médecine
Abstract
Il s’agit d’une prospective transversale réalisée sur une période de 6 mois allant du 1 er /2/2019 au 31/7/2019 à propos de 39 cas.
Notre étude s’est déroulée au CHUK dans les départements chirurgicaux avec l’objectif d’évaluer les facteurs de risque et la morbidité de l’ISO et son impact sur le coût direct des soins.
Dans notre étude, 66,67 % des cas d’ISO sont dans le département de gynéco-obstétrique tandis que 33,33 % sont dans le département de chirurgie.
L’âge extrême, le score ASA et la classe de contamination Altemeier élevés, le séjour préopératoire prolongé et le caractère urgent ou programmé de l’intervention restent des facteurs qui augmentent le risque infectieux.
En moyenne, le diagnostic de l’ISO est fait à 5,9 jours après l’opération. Le diagnostic est surtout clinique. L’examen cytobactériologique du pus et l’antibiogramme ont été demandés pour seulement 5,12 % des patients avec ISO et les germes identifiés sont l’E.Coli et le Staphylococcus aureus. Les complications les plus fréquentes sont l’anémie (33,33 % des complications) et
le lâchage de suture (27,77% des complications). On a aussi enregistré le décès (à 5,5 % des complications) et la réduction des capacités des patients par amputation des membres (à 11,11 % des complications).
Les patients avec l’ISO ont un séjour supplémentaire moyen de 22,46 jours ; leur séjour est 2,55 fois plus long que s’ils n’avaient pas contracté l’ISO. Le coût supplémentaire moyen des patients avec l’ISO est de 475.689 Francs Bu ; le coût de leurs soins est 1,59 fois plus élevé que s’ils n’avaient pas contracté l’ISO.
Description
Thèse présentée et soutenue publiquement en vue de l’obtention du grade de Docteur en Médecine