Maladies cardiovasculaires immunodéprimés au VIH et immunocompétents au CHUK : Etude rétrospective à propos de 172 cas
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Date
2020-04
Authors
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Publisher
UB, Faculté de Médecine
Abstract
But : Déterminer la prévalence des maladies cardiovasculaires chez les PVVIH et chez les immunocompétents au CHUK.
Matériels et méthodes : Il s’agit d’une étude rétrospective et comparative portant sur les maladies cardiovasculaires chez les immunodéprimés au VIH et chez les immunocompétents qui ont été hospitalisés entre le 1 er janvier et le 31 décembre 2017 en médecine interne du CHUK.
Résultats : La fréquence des maladies cardiovasculaires était de 9,98% et les PPVIH comptaient 22,09% des maladies cardiovasculaires. L’âge moyen était de 55,65±16,32 ans et la tranche d’âge la plus atteinte dans les 2 situations était celle de 51 à 60 ans. Le sexe féminin était le plus représenté chez les patients VIH+ avec une fréquence de 68,42% contre 49,25% chez les VIH-. Chez les PVVIH tout comme chez les immunocompétents, les cultivateurs et les fonctionnaires étaient les plus touchés avec respectivement 42,10% et 52,98%.
Le premier motif de consultation était la dyspnée d’effort chez les VIH+ et chez les VIH-avec une fréquence respective de 55,26% et de 43,60%. Les OMI étaient le signe le plus fréquent en cas d’atteinte cardiaque droite avec une fréquence de 42,11% chez les VIH+ contre les une fréquence de 34,88% chez les VIH- et la dyspnée était le signe le plus fréquent en cas d’atteinte cardiaque gauche avec une fréquence de 55,26% chez les VIH+ contre 43,02% chez les VIH-.
Dans les deux situations, le diagnostic d’atteinte cardiaque était confirmé grâce à un examen complémentaire (Radiographie thoracique, échographie+ doppler, ECG et TDM). Les TVP, CMD, Cardiopathies valvulaires, ischémiques, HTA et la péricardite étaient plus fréquentes chez les PVVIH sous ARV ou non. L’évolution sous traitement à visé cardiovasculaire a été marquée par un taux de mortalité élevé avec 31,58% de décès chez les PVVIH contre 18,66% chez les VIH-. Le traitement ARV était statistiquement impliqué pour certaines pathologies cardiovasculaires (TVP, AVC, CMI, Péricardite et cardiopathie valvulaire) et n’avait d’influence sur d’autres (CMH, CMD). L’usage des IP n’avait pas été la cause des MCV des patients.
Conclusion : Les maladies cardiovasculaires sont fréquentes chez les VIH+ ou non. Le VIH en soi constitue un facteur de risque cardiovasculaire et les ARV sont impliqués dans la survenue et l’évolution négative de certaines maladies cardiovasculaires.
Description
Thèse présentée et soutenue publiquement en vue de l’obtention du grade de Docteur en Médecine