Evolution des cochenilles farineuses sur le manguier et Ficus thonningii et leur controle par les parasitoides Gyranusoidea tebygi et Anagyrus mangicola

Abstract
Cette étude s’inscrit dans le cadre d’une recherche visant à explorer les méthodes de gestion biologique de la cochenille farineuse Rastrococcus invadens, un ravageur majeur des cultures fruitières et ornementales au Burundi. L’objectif principal était de comparer l’évolution des populations de cette cochenille sur deux hôtes différents, le manguier (Mangifera indica) et le Ficus (Ficus thonningii), ainsi que d’évaluer l’efficacité des parasitoïdes Gyranusoidea tebygi et Anagyrus mangicola dans leur régulation. L’étude a été menée en insectarium de l’ISABU, où les populations de cochenilles ont été observées sur ces deux hôtes. Les variations dans les densités des cochenilles ont été suivies au fil du temps. Des parasitoïdes ont été introduites dans des cages pour évaluer leur impact, en comptant notamment les stades de développement des cochenilles et les momies parasitées. L’efficacité des parasitoïdes a été mesurée par un calcul du taux de réduction des populations de cochenilles. Les résultats ont révélé que les populations de Rastrococcus invadens étaient initialement plus élevées sur le manguier, mais ont montré un déclin progressif. En revanche, les populations sur Ficus thonningii ont continué à augmenter. L’introduction des parasitoïdes a entraîné une réduction significative des populations de cochenilles dans les cages parasitées dès le cinquième jour d’observation, cette diminution se poursuivant jusqu’au vingtième jour avec un taux de réduction de 87,8% au vingtième jour avec un taux de réduction de 87,8%. Les parasitoïdes ont principalement parasité les stades juvéniles (stades 1, 2 et 3) des cochenilles, bien que des attaques aient également été observées sur les stades adultes. Les résultats suggèrent que la qualité des hôtes joue un rôle déterminant dans l’évolution des populations de Rastrococcus invadens. Le Ficus, avec sa composition nutritive favorable et sa robustesse, constitue un environnement plus stable pour les cochenilles, tandis que le manguier devient moins favorable au fur et à mesure. Par ailleurs, les parasitoïdes Gyranusoidea tebygi et Anagyrus mangicola se révèlent être des agents de lutte biologique efficaces, permettant de contrôler les infestations de cochenilles farineuses sur le manguier au Burundi. Ainsi, cette étude soutient l’idée que les parasitoïdes peuvent constituer une méthode durable et efficace pour la gestion des cochenilles farineuses, en particulier dans les cultures de manguier.
Description
Mémoire présenté et défendu pour obtention d’un diplôme de Master en Sciences des aliments et nutrition Option : Sécurité Alimentaire et Changement Climatique
Keywords
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