Browsing by Author "Irakiza, Antoine"
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Item Ecologie, diversité et abondance des pollinisateurs du parc national de la Rusizi, secteur delta(UB, Faculté des Sciences, 2020-11) Irakiza, AntoineLes études sur les pollinisateurs des écosystèmes naturels et agroécosystèmes du Burundi se sont focalisées jusqu’ici sur quelques groupes tels que les abeilles et les syrphes alors que d’autres taxons ont aussi un rôle dans la pollinisation. La plupart des espèces de plantes sauvages et cultivées au Burundi dépendent des pollinisateurs et la pollinisation assure aussi la survie de la population, la sécurité alimentaire, les moyens de subsistance et contribue à l'économie nationale. Cependant, les connaissances sur les pollinisateurs et les interrelations avec l’environnement sont mal connues. L’objectif global de cette étude est de contribuer à la conservation et la gestion durable de la biodiversité dans les écosystèmes naturels du pays en général et dans le Parc National de la Rusizi en particulier. Les pollinisateurs ont été collectés à l’aide du filet fauchoir et des pièges jaunes, les plantes hôtes ont été collectées dans trois sites d’échantillonnage. Au total 8 ordres, 59 familles et 218 espèces ont été recensés : à Mahotera I, 6 ordres repartis en 45 familles et 154 espèces ; à Mahotera II, 7 ordres répartis en 37 familles et 94 espèces ; et à Rugarika, 7 ordres répartis en 30 familles et 105 espèces. Les diptères et les hyménoptères sont les plus abondants. Les plantes Hoslundia opposita et Asystasia gangetica étaient les plus visitées par les pollinisateurs à Mahotera I ; Lantana camara à Mahotera II alors qu’à Rugarika, Peponium vogeli, Phaseolus vulgaris et Solanum nigrum étaient les plus visitées. Les pollinisateurs Apis mellifera, Mesembreus caffer et Azarkina africana étaient les plus fréquents sur les plantes. L’abondance et la diversité des pollinisateurs dans la zone d’étude sont liées à la diversité végétale locale et Lantana camara aurait particulièrement un effet négatif sur les abeilles par le fait que cette plante n’est pas préférée par les abeilles d’où une source limitée de pollen et nectar dans les zones où prédomine la Lantana camara. La protection et la multiplication des espèces végétales telles que Hoslundia opposita et Asystasia gangetica dans le parc et dans les agroécosystèmes environnants contribueraient à la gestion et conservation durables des pollinisateurs. De plus ces plantes accroitraient le rendement des apiculteurs une fois plantées aux voisinages des ruches.