Niyongabo, JonasSous la direction de : Amb. Dr Edouard Bizimana2025-04-242025-04-242024https://repository.ub.edu.bi/handle/123456789/1951Mémoire présenté et soutenu en vue de l’obtention du diplôme de Master en science politique et relations internationales. Spécialité : Relations internationales et DiplomatieAu regard des nouveaux enjeux mondiaux, tant sur les plans économiques, politiques, sécuritaires, sanitaires ou encore de développement; les ensembles régionaux apparaissent mieux aptes à les prendre en charge que les agissements individuels d’un pays. Le Burundi a adhéré à la CAE en 2007. C’est pour profiter des avantages de l’intégration régionale et pour améliorer la situation du pays aux niveaux économique, politique, sécuritaire et social que le gouvernement du Burundi a décidé d’intégrer la CAE. Le Burundi vient de consommer plus de seize ans d’intégration à la CAE mais par rapport aux orientations et enjeux surtout socio-politiques et économiques du pays, nous assistons à un déficit remarquable. Malgré les quelques résultats positifs, force est de constater que la situation ne s’est pas beaucoup améliorée, car le Burundi reste loin derrière les autres membres de la CAE, aux niveaux économique, politique et social. Notre analyse cherche seize ans après l’adhésion du Burundi à la CAE à identifier et à mettre en exergue les entraves et/ ou les faiblesses de son intégration dans la CAE. Quels en sont les facteurs ? Pour répondre aux questions précédentes et approfondir la question qui a trait aux avantages, aux inconvénients et aux entraves de l’intégration du Burundi dans la communauté Est-Africaine, nous nous sommes posé la question suivante : « Pourquoi, malgré plus de quinze ans d’intégration du Burundi à la CAE, le niveau d’effectivité des enjeux socio-politiques et économiques reste relativement faible en particulier pour le Burundi ? ». Après analyse, le constat est que la combinaison de facteurs politiques, économiques, infrastructurels, linguistiques, sécuritaires, des défis organisationnels et institutionnels ainsi que la méfiance et réticences de la part des autres États partenaires expliquent les difficultés du Burundi à mieux s'intégrer et bénéficier pleinement des opportunités offertes par la CAE. Malgré plus de seize ans d’intégration dans cette communauté, le Burundi reste marqué par des situations de fragilité découlant d’une histoire socio-politique dominée par des conflits et de la prédominance du politique sur l’économie. Le Burundi n’a pas toujours en mesure de participer activement aux institutions et processus décisionnels de la CAE ; cela a réduit son influence dans la définition des priorités et des politiques de l’organisation régionale. En dépit de ses multiples entraves, l’intégration régionale reste une priorité économique et politique pour le Burundi en particulier dans la CAE. Il devra continuer à renforcer son économie, sa gouvernance et sa stabilité politique, sa participation accrue aux institutions de la CAE et le développement des infrastructures et à normaliser les relations diplomatiques pour tirer davantage profit à la CAE.Analyse des enjeux socio-politiques et économiques de l’intégration régionale du Burundi : cas de la communauté de l’Afrique de l’est de 2007-2023