Mukenge Namubamba, AdolpheSous-direction du : Prof Manirakiza Diomède2025-05-092025-05-092023-02https://repository.ub.edu.bi/handle/123456789/2051Mémoire présenté et soutenu en vue de l’obtention du diplôme de Master en économie rurale, sociale et environnementale Option : Economie de l’environnement et des ressources naturellesLes plantations forestières sont devenues l’une des options importante de réduction des émissions des Gaz à effets de serre (GES) dans le monde. Elles fournissent aussi du revenu à leurs propriétaires à travers les services tels que le bois d’oeuvre, le bois de chauffe et le charbon. Plusieurs auteurs le recommandent comme étant parmi les moyens efficaces d’atténuation des impacts du changement climatique. Ainsi, ils montrent que l’usage des plantations pour la production du bois et du carbone en même temps, est une stratégie de gestion optimale qui permettrait aux propriétaires de maximiser leurs valeurs actuelles nettes (VAN). De ce fait, il est important que les propriétaires forestiers de Kaziba aussi soient informés sur les VAN qui maximisent la production du bois et du carbone dans leurs plantations afin qu’ils décident pour quel usage de gestion opter. Pour y arriver, cette étude a évalué d’abord la part de ces plantations dans le revenu des ménages au travers le modèle de régression par commutation endogène. Ensuite, l’étude détermine la dynamique de l’occupation du sol par ces plantations au travers la méthode cartographique de classification supervisée. Enfin, l’étude s’est concentrée à évaluer leurs VAN optimale pour la production du bois seulement d’abord et par la suite pour la production du bois et du carbone en même temps au travers le modèle d’optimisation. Les données d’enquête collectées auprès d’un échantillon de 463 ménages de Kaziba et les données dendrométriques collectées sur 1986 arbres pour Cupressus lusitanica, 1370 arbres pour Eucalyptus spp, et 1228 arbres pour Pinus patula ont été utilisées. Nos résultats indiquent que les plantations forestières au fil du temps ont connu deux étapes d’évolutions. La première entre 2000 et 2010 dominée par la plantation des arbres. La deuxième entre 2010 et 2020 concentrée essentiellement sur la récolte du bois. En effet, les ménages qui ont les plantations forestières, ont un revenu moyen annuel cinq fois élevé (4717,9US$) que ceux qui n’en ont pas (947,1US$). Par contre, les résultats de l’analyse contrefactuelle montre que si ces derniers planteraient les arbres, ils pourraient réaliser un revenu moyen supplémentaire de 17241,3US$, soit une augmentation de 95%. Par ailleurs, les résultats d’optimisation indiquent que si ces plantations servaient pour séquestrer le carbone, la VAN optimale serait de 40364,96$/ha. Cette VAN est sensible au prix du carbone et au taux d’actualisation. L’âge de rotation optimale pour la maximisation des bénéfices de la production du bois ou du carbone est respectivement de 24 ans pour le cyprès ; 22 ans pour le pinus et 7 pour l’eucalyptus. L’utilisation de ces forêts pour la production du bois et du carbone en même temps est plus optimale que la production du bois seulement. Les propriétaires forestiers ont eux-mêmes souhaité adopter cette option de gestion s’ils recevaient des paiements directs et cela initialement.Importance socioéconomique et environnementale des plantations de Cupressus lusitanica, Eucalyptus spp et i Pinus patula à Kaziba ( République Démocratique du Congo )