Ndayikengurukiye, HonoréSous la direction de : Pr. Aloys Nzigamasabo, PhD2025-04-212025-04-212024https://repository.ub.edu.bi/handle/123456789/1901Mémoire présenté et soutenu publiquement en vue d'obtenir un Diplôme de Master en Nutrition et Santé Option: Nutrition et Santé PubliqueIntroduction : Le retard de croissance demeure un problème majeur de santé publique dans le monde entier, affectant plus d'un tiers des enfants de moins de cinq ans, ce qui entraîne un retard de croissance, des complications potentiellement mortelles, et accroît la mortalité et la morbidité. Les données sur les déterminants associés au retard de croissance chez les enfants de moins de cinq ans en Afrique subsaharienne en générale et au Burundi sont limitées pour permettre l'intégration d'interventions adaptées. Ainsi, cette étude vise à examiner la prévalence et les Prédicteurs du retard de croissance chez les enfants de 6 à 59 mois dans le District Sanitaire de Kirundo. Méthodologie : Une étude transversale analytique a été menée auprès de 374 enfants de 6 à 59 mois sélectionnés par échantillonnage aléatoire simple avec allocation proportionnelle. Elle s'est déroulée dans les ménages des cinq strates retenus du District Sanitaire de Kirundo, du 26 février au 29 Mars 2024. Un questionnaire incorporé dans Kobocollect a été administré en face à face aux parents ou tuteurs, et des mesures anthropométriques des enfants ont été réalisées après l’obtention du consentement éclairé. La description de l’échantillon et l’analyse bivariée, avec un risque d’erreur α de 5% et un intervalle de confiance (IC) à 95%, ont été effectuées à l'aide du logiciel Stata 17. Les variables dont la p<0,20 lors de l’analyse bivariée ont été incluses dans l’analyse multivariée. Seules les variables ayant une p<0,05 dans l’analyse multivariée ont été retenues comme significativement associées au retard de croissance chez les enfants de 6-59 mois. Résultats : Dans cette étude, la prévalence du retard de croissance est estimé à 61,5% ; IC95% [54,9-67,1]. Selon la régression logistique binaire multivariée, le fait d’être masculin (OR ajusté= 2,83, IC à 95 % [1,40-5,75]), être âgé de 24 à 59 mois (OR ajusté =10,40, IC 95 % [1,21-88,30]), avoir un score de consommation alimentaire pauvre (OR ajusté= 10,47, IC95 % [3,58-30,61]), avoir utilisé des latrines non améliorées (OR ajusté = 6.83 ; IC 95 % [3,12-14,94]), avoir souffert de diarrhée au cours des deux dernières semaines (OR ajusté= 2,56 ; IC 95 % [1,19-5,48]), le fait d’utiliser la source d’eau potable non améliorée (OR ajusté=3,17 ;IC95%[1,54-6,52]),étaient significativement associés à des probabilités plus élevées de retard de croissance. En revanche, l’exposition aux médias (OR ajusté = 0.24, IC95 % [0,11-0,51]), une connaissance nutritionnelle adéquate (OR ajusté= 0,11 ; IC95% [0,05-0,25], l'espacement des naissances (OR ajusté = 0,39, IC95 % [0,16-0,93]) et une vaccination complète (OR ajusté = 0,06 ;IC95 % [0,02- 0,21]),la profession du père (OR= 0,25 ; IC à 95 % [0,09-0,72]) avec un niveau d’instruction primaire, secondaire et plus chez la mère (OR ajusté = 0,21 ; IC95%[0,07-0,64]), étaient significativement associés à des probabilités plus faibles de retard de croissance. Conclusion : La prévalence élevée du retard de croissance met en évidence l'importance d'une action urgente. Nos résultats montrent que le retard de croissance constitue un problème majeur de santé publique dans cette région. Douze facteurs prédictifs ont été identifiés comme statistiquement significatifs. Il est essentiel que le gouvernement, ainsi que les autres acteurs concernés, mettent en place des interventions multisectorielles fondées sur des données probantes, afin de lutter efficacement contre la malnutrition chronique, contribuant ainsi à la continuité et au bien-être des générations futures.Prédicteurs du retard de croissance chez les enfants de 6 à 59 mois dans le District Sanitaire de Kirundo, au Burundi